samedi 18 août 2007

l'éveil

Tristement c'est toujours au printemps
que meurt notre espérance
Trop sûrs de voir fleurir sourires,
et jolies danses, le monde rentre au placard
tout ce qui rime avec absence, avec latence.
Euthanasiant, anesthésiant le moinde doute,
l'hésitation, l'envie de triste et
de repos, on doit faire chaud,
sourire, faire beau.
Ainsi, sans faute, on s'exécute
à oublier les mois d'avant.
Ou bien alors, fort comme un fort
on offre au monde
une carapace en chrysalide, un peu de
temps et moins d'espace, on cristallise
un corps, une âme, par transparence
ou clairvoyance.
On vient tout doux,
tout là, on est tout en puissance.
L'éveil est l'entre, l'oscillant qui
chaque fois choisit son bord
et danse.

mercredi 15 août 2007

mal à dire

Mal là. Mal là. Mal là.
Pas mal là, non. Mal là.
Mal là. Mais faut pas dire.
Mal ici aussi. Mal là-bas.
Mal autour, dedans, là oui.
Dans le coeur, le ventricule, l'oreillette,
dans le sang, la veine. Mal où
ça fait mal-là comme tout le monde.
Mal à dire que ça fait mal.
Trop fière à bras, trop forte en
course à pied, en marathon de la
vida. Pas malin, hein.
Pas mal à l'âme, non, pas à l'amour
et ça, déjà bien, hein, pas plus mal.

nous ne sommes que des fleurs

A l'heure où l'on saisit que l'avenir, pour nous, c'est maintenant, nous comprenons que nous ne sommes que de grosses fleurs, généreuses ou rabougries, droites ou pliées, sur des tiges toutes fines, ballottées par le vent. Nous nous prenons tantôt pour des chardons, tantôt pour des pivoines et savons généralement à qui nous offrir. Parfois très entourées au milieu de semblables qui nous redressent au passage, parfois fleurs uniques, perdues dans un champ ras, parfois fleurs intruses, étrangères parmi les autres, nous nous savons rarement éphémères au point de passer juste à côté de l'essentiel, celui qui est en nous et nous pousse à exister, à aimer, à construire coûte que coûte, même si notre passage est de courte durée...